mercredi 13 juin 2012

La vie bouleversée (1)

10 février

J'ai espéré cependant attendu ton arrivée tant désirée te voir venir surgir sachant - une intuition - que tu ne viendrais pas prémonition comme ce jour dès le réveil autre matin j'avais su fantasque à moins d'un  oubli un empêchement ça se dit c'est prévu pour je cherche pour toi des excuses des raisons. Que ne m'as-tu prévenu préparé pour le cas où laissé entendre je ne viendras pas aujourd'hui une autre fois un autre jour tu ne savais pas ne prévoyais pas on ne sait et moi n'entendant rien ne voyant rien ne voulant comprendre tout dans mon aveuglement confusion des paroles c'est trop tard que l'on entend que l'on comprend et si cela ne se dit cela avait été la dernière fois la dernière fois la dernière te retrouver et ça ne peux le croire déchiré amputé de ton absence et je m'éloigne sans y croire.

"Y avait-il encore à ce point d'autres façons de s'abuser soi-même ? " dit l'Iconoclaste.


                                            
13 février

Il y a dans toute rencontre comme dans toute amitié une part de détresse, partagée ou non, consciente ou inconsciente.

27 février

 

      J'aimerais te parler longuement mais tu n'aimes pas apparemment discuter toujours  sur l'esquive comme fuyant un danger immanent. J'aimerais tant parler de toi te questionner mais tu évites habilement de répondre. J'aimerais que tu me dises ce que tu fais ce que tu espères ce à quoi tu rêves mais ta fierté n'aime pas répondre à de telles questions.

"Être libre est autant une condition immédiate qu'une condition essentielle de la pensée. "
M. Perahia


mardi 12 juin 2012

La vie bouleversée

 


" Laisser celui qu'on aime entièrement libre. Le laisser vivre sa vie, c'est la chose la plus difficile au monde. "

Une vie bouleversée, Etty Hillesum

mardi 5 juin 2012

carnet 27

26.05.2012



Près de la mare

le chant lancinant des grenouilles

un ploc dans l'eau

le silence rétabli




samedi 26 mai 2012

carnet 27

13.05.2012


Il y a des fissures dans mes moires

Pourquoi venir si tard ?

Je t'attendais ce soir
la porte sur la nuit entrouverte
une lampe complice en veilleuse
étoile te montrant le chemin

Il y a des fissures dans mes moires

Où je me suis rendu
où je me suis perdu
croyant trouver tes lèvres

Il y a des fissures dans mon cœur meurtri

dimanche 20 mai 2012

Carnet 27

20.05.2012

Serait-ce là-bas un rayon de soleil
le jardin l'herbe au pied du cerisier éclairés ?

Déjà en moi une petite flamme
qui réchauffe ébauche d'un printemps

Mais ce ne sont que les iris jaunes
sous la pluie qui pleurent
les bleus dépités baissant le nez
laissant la pivoine boutonnant hésitante

Je me replonge dans mon livre
la houle y est douce
le sable blond de la plage
sous les pieds nus chaud

jeudi 3 mai 2012

carnet 27

27.04.2012


Sur l'étagère dans des bocaux

rangés étiquettés fossilisés

les pleins et les déliés des jours


Courons vite au jardin

Le jour se lève !

samedi 28 avril 2012

vagues

     Des vagues dans le ciel tourbillons languissants tournoiements incohérents couleurs mêlées palette déliquescente un grand désordre un grand ménage c'est moi qui vous le dit.

Nuages qui vous mènent ainsi par le bout du nez ? Cet air pincé que vous avez ! Quelle trogne ! Grimaces qui m'agacent. Hissez les voiles ! Serrez le cap le nez au vent ! Tenez la barre. Plein est. Tout droit. Que je ne vous vois plus. Passez, fuyez, disparaissez, fondez en l'air. Je ne veux plus  entendre parler de vous. J'ai tant déjà de vague à l'âme en moi...

mercredi 25 avril 2012

lundi 9 avril 2012

Carnet 27

07.04.2012


      On espère le printemps. Si le vent souffle d'Ouest, on a quelque chance. Mais il reste au Nord. Ce n'est donc pas pour demain. Attention aux pollens : c'est l'époque.  Que vous disais-je ? A vos souhaits. Merci.

      " L'horreur est une atmosphère - note Sollers en son journal de mars - : particules perdues, nuages poudreux, rayonnements douteux. " Et vous avez oublié votre parapluie ! Incorrigible distrait.  

lundi 2 avril 2012

carnet 27

8 octobre 2009


Luisant sous la pluie

les mots sur l'ardoise
déjà s'effacent


Je ne sais plus

je ne sais rien

nu comme avant