10 février
J'ai espéré cependant attendu ton arrivée tant désirée te voir venir surgir sachant - une intuition - que tu ne viendrais pas prémonition comme ce jour dès le réveil autre matin j'avais su fantasque à moins d'un oubli un empêchement ça se dit c'est prévu pour je cherche pour toi des excuses des raisons. Que ne m'as-tu prévenu préparé pour le cas où laissé entendre je ne viendras pas aujourd'hui une autre fois un autre jour tu ne savais pas ne prévoyais pas on ne sait et moi n'entendant rien ne voyant rien ne voulant comprendre tout dans mon aveuglement confusion des paroles c'est trop tard que l'on entend que l'on comprend et si cela ne se dit cela avait été la dernière fois la dernière fois la dernière te retrouver et ça ne peux le croire déchiré amputé de ton absence et je m'éloigne sans y croire.
"Y avait-il encore à ce point d'autres façons de s'abuser soi-même ? " dit l'Iconoclaste.
13 février
Il y a dans toute rencontre comme dans toute amitié une part de détresse, partagée ou non, consciente ou inconsciente.
27 février
J'aimerais te parler longuement mais tu n'aimes pas apparemment discuter toujours sur l'esquive comme fuyant un danger immanent. J'aimerais tant parler de toi te questionner mais tu évites habilement de répondre. J'aimerais que tu me dises ce que tu fais ce que tu espères ce à quoi tu rêves mais ta fierté n'aime pas répondre à de telles questions.
"Être libre est autant une condition immédiate qu'une condition essentielle de la pensée. "
M. Perahia
mercredi 13 juin 2012
mardi 12 juin 2012
La vie bouleversée
" Laisser celui qu'on aime entièrement libre. Le laisser vivre sa vie, c'est la chose la plus difficile au monde. "
Une vie bouleversée, Etty Hillesum
mardi 5 juin 2012
carnet 27
26.05.2012
Près de la mare
le chant lancinant des grenouilles
un ploc dans l'eau
le silence rétabli
samedi 26 mai 2012
carnet 27
13.05.2012
Il y a des fissures dans mes moires
Pourquoi venir si tard ?
Je t'attendais ce soir
la porte sur la nuit entrouverte
une lampe complice en veilleuse
étoile te montrant le chemin
Il y a des fissures dans mes moires
Où je me suis rendu
où je me suis perdu
croyant trouver tes lèvres
Il y a des fissures dans mon cœur meurtri
Il y a des fissures dans mes moires
Pourquoi venir si tard ?
Je t'attendais ce soir
la porte sur la nuit entrouverte
une lampe complice en veilleuse
étoile te montrant le chemin
Il y a des fissures dans mes moires
Où je me suis rendu
où je me suis perdu
croyant trouver tes lèvres
Il y a des fissures dans mon cœur meurtri
dimanche 20 mai 2012
Carnet 27
20.05.2012
Serait-ce là-bas un rayon de soleil
le jardin l'herbe au pied du cerisier éclairés ?
Déjà en moi une petite flamme
qui réchauffe ébauche d'un printemps
Mais ce ne sont que les iris jaunes
sous la pluie qui pleurent
les bleus dépités baissant le nez
laissant la pivoine boutonnant hésitante
Je me replonge dans mon livre
la houle y est douce
le sable blond de la plage
sous les pieds nus chaud
Serait-ce là-bas un rayon de soleil
le jardin l'herbe au pied du cerisier éclairés ?
Déjà en moi une petite flamme
qui réchauffe ébauche d'un printemps
Mais ce ne sont que les iris jaunes
sous la pluie qui pleurent
les bleus dépités baissant le nez
laissant la pivoine boutonnant hésitante
Je me replonge dans mon livre
la houle y est douce
le sable blond de la plage
sous les pieds nus chaud
jeudi 3 mai 2012
carnet 27
27.04.2012
Sur l'étagère dans des bocaux
rangés étiquettés fossilisés
les pleins et les déliés des jours
Courons vite au jardin
Le jour se lève !
Sur l'étagère dans des bocaux
rangés étiquettés fossilisés
les pleins et les déliés des jours
Courons vite au jardin
Le jour se lève !
samedi 28 avril 2012
vagues
Des vagues dans le ciel tourbillons languissants tournoiements incohérents couleurs mêlées palette déliquescente un grand désordre un grand ménage c'est moi qui vous le dit.
Nuages qui vous mènent ainsi par le bout du nez ? Cet air pincé que vous avez ! Quelle trogne ! Grimaces qui m'agacent. Hissez les voiles ! Serrez le cap le nez au vent ! Tenez la barre. Plein est. Tout droit. Que je ne vous vois plus. Passez, fuyez, disparaissez, fondez en l'air. Je ne veux plus entendre parler de vous. J'ai tant déjà de vague à l'âme en moi...
mercredi 25 avril 2012
lundi 9 avril 2012
Carnet 27
07.04.2012
On espère le printemps. Si le vent souffle d'Ouest, on a quelque chance. Mais il reste au Nord. Ce n'est donc pas pour demain. Attention aux pollens : c'est l'époque. Que vous disais-je ? A vos souhaits. Merci.
" L'horreur est une atmosphère - note Sollers en son journal de mars - : particules perdues, nuages poudreux, rayonnements douteux. " Et vous avez oublié votre parapluie ! Incorrigible distrait.
On espère le printemps. Si le vent souffle d'Ouest, on a quelque chance. Mais il reste au Nord. Ce n'est donc pas pour demain. Attention aux pollens : c'est l'époque. Que vous disais-je ? A vos souhaits. Merci.
" L'horreur est une atmosphère - note Sollers en son journal de mars - : particules perdues, nuages poudreux, rayonnements douteux. " Et vous avez oublié votre parapluie ! Incorrigible distrait.
lundi 2 avril 2012
carnet 27
8 octobre 2009
Luisant sous la pluie
les mots sur l'ardoise
déjà s'effacent
Je ne sais plus
je ne sais rien
nu comme avant
Luisant sous la pluie
les mots sur l'ardoise
déjà s'effacent
Je ne sais plus
je ne sais rien
nu comme avant
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