02.06.2011
Ample respiration dans le soir
balancements incessants
salutations profondes
palpitations des feuilles
Les grands peupliers noirs
tremblent de tout leur corps
Le vent chante dans les arbres
un frisson sur la peau
lundi 6 juin 2011
samedi 4 juin 2011
carnet 27
04.06.2011
Le ciel cousu à grands points
L'éclair file
se plie se déplie
s'enroule se noue
s'étrangle
hectomètre décamètre
et s'évanouit
La pluie attendue se défile
passe au large se faufile
un rideau de paroles
et ne bruit
Le ciel se rembobine
et ronronne
Je m'endors.
Le ciel cousu à grands points
L'éclair file
se plie se déplie
s'enroule se noue
s'étrangle
hectomètre décamètre
et s'évanouit
La pluie attendue se défile
passe au large se faufile
un rideau de paroles
et ne bruit
Le ciel se rembobine
et ronronne
Je m'endors.
jeudi 2 juin 2011
Carnet 27
01.06.2011
Seule la musique est mesure du temps
tout le reste n'étant que démesure
à la mesure de l'homme.
Aller son pas comme aller son temps
trouver son chemin
dans les "broussailles du temps"
une date tel un amer
un port où jeter l'ancre.
Flux et reflux
les mots nous poussent vers le large
balancement des marées de l'âme.
Seule la musique est mesure du temps
tout le reste n'étant que démesure
à la mesure de l'homme.
Aller son pas comme aller son temps
trouver son chemin
dans les "broussailles du temps"
une date tel un amer
un port où jeter l'ancre.
Flux et reflux
les mots nous poussent vers le large
balancement des marées de l'âme.
mardi 31 mai 2011
Carnet 27
31.05.2011
Orage
Un éclair jaillit
un frisson dans les arbres
la porte claque
(déposé, ce jour, chez Maria-d, Les amis essentiels)
Orage
Un éclair jaillit
un frisson dans les arbres
la porte claque
(déposé, ce jour, chez Maria-d, Les amis essentiels)
lundi 30 mai 2011
carnet 27
30.05.2011
La girouette prend le vent
le hume et s'enivre
à tant tourner (*)
(*)mots déposés ce jour, chez Maria, les Amis essentiels)
La girouette déboussolée
une porte battante
la maison désertée
La girouette prend le vent
le hume et s'enivre
à tant tourner (*)
(*)mots déposés ce jour, chez Maria, les Amis essentiels)
La girouette déboussolée
une porte battante
la maison désertée
dimanche 22 mai 2011
Carnet 27
18.04.2011
Observant le monde à travers un objectif
le trouvant, le montrant
est-ce pour autant découvrir objectivement le réel ?
Les images comme des mots non-dits, mots morts-nés, posés au bord du livre.
Observant le monde à travers un objectif
le trouvant, le montrant
est-ce pour autant découvrir objectivement le réel ?
Les images comme des mots non-dits, mots morts-nés, posés au bord du livre.
jeudi 19 mai 2011
un nuage passe
I9.05.2011
S'ils ont la blancheur immaculée des icebergs en dérive, ils n'en n'ont ni la certitude ni le tranchant. Hésitants, bourgeonnants, se gonflant de toute part, ces îles flottantes sont sans adresse ni repère. Ils passent, font leur cinéma, menacent, lançant quelques imprécations puis s'en vont, penauds qu'on ne les ait pris au sérieux. Il ne pleuvra pas ce soir.
mercredi 18 mai 2011
Carnet 27
11.05.2011
Voici venir l'heure où s'étirent les ombres
et me vient à l'esprit les suivant du regard
qu'ainsi toute chose à son heure s'évanouit
retournant à la nuit
comme un soir nous le ferons à notre tour.
Douce et tendre fuite de la lumière
qui donne à tout arbre comme à toute chose
l'immensité de son emprise.
vendredi 13 mai 2011
Carnet 27
28.04.2011
Le silence qui maintenant glisse sur tes lèvres et les plissent
N'est-il pas plus beau que tes mots d'aujourd'hui ?
Tes yeux qui se penchent sur l'infini
ton regard s'attardant sur un lointain à jamais inconnu de moi
N'est-il pas plus beau que celui qui se posait ce matin sur mon visage ?
Tes mains sur le clavier du piano qui vont et viennent cherchant déjà l'arpège suivant
Ne sont-elles pas plus belles que celles qui un instant effleuraient les miennes ?
L'instant, le bel instant où tu t'oublies dans l'ombre et qui déjà n'est plus.
Le silence qui maintenant glisse sur tes lèvres et les plissent
N'est-il pas plus beau que tes mots d'aujourd'hui ?
Tes yeux qui se penchent sur l'infini
ton regard s'attardant sur un lointain à jamais inconnu de moi
N'est-il pas plus beau que celui qui se posait ce matin sur mon visage ?
Tes mains sur le clavier du piano qui vont et viennent cherchant déjà l'arpège suivant
Ne sont-elles pas plus belles que celles qui un instant effleuraient les miennes ?
L'instant, le bel instant où tu t'oublies dans l'ombre et qui déjà n'est plus.
jeudi 5 mai 2011
lecture
Le labyrinthe du monde / Archives du Nord
Plus je vieillis moi-même, plus je constate que l'enfance et la vieillesse, non seulement se rejoignent, mais encore sont les deux états les plus profonds qu'il nous soit donné de vivre. L'essence d'un être s'y révèle, avant ou après les efforts, les aspirations, les ambitions de la vie. Le visage lisse de Michel enfant et le visage buriné du vieux Michel se ressemblent, ce qui n'était pas toujours le cas pour les visages intermédiaires de la jeunesse et de l'âge mûr. Les yeux de l'enfant et ceux du vieillard regardent avec la tranquille candeur de qui n'est pas encore entré dans le bal masqué ou en est déjà sorti. Et tout l'intervalle semble un tumulte vain, une agitation à vide, un chaos inutile par lequel on se demande pourquoi on a dû passer.
Marguerite Yourcenar
Editions Gallimard, 1977
Une philosophie tranquille à l'ombre d'un arbre, un soir d'automne... A déguster.
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