15 septembre
Lui : Reviendras-tu, dis-moi ?
Le cynique : Pourquoi cette question ? Tu le sais qu'Elle reviendra et pourquoi Elle reviendra: laisse-lui le temps et flatter ton amour-propre, petite incursion en ton jardin que tu dis, que tu veux, secret...
Lui: Tu es revenue et tu seras toujours là. Ah, ce sourire, cette douceur, cet abandon, cette tristesse, cette mélancolie qui sied tant à la charmeuse, ce regard, ces gestes, cette voix, cette manière de poser ses mots.
mercredi 17 avril 2013
lundi 15 avril 2013
( 161 )
15 septembre
Reviendrais-je encore une fois aux mêmes questions ? Tournerais-je sans fin les mêmes paroles au moulin labyrinthique ? Cercle magique auquel je ne puis échapper. Ah ces attraits, ces feintes ! Cruelle séduction, quels charmes que berceuse répétée !
Je voudrais enfin te contrarier en insistant ainsi ; me diras-tu qui tu es ?
Reviendrais-je encore une fois aux mêmes questions ? Tournerais-je sans fin les mêmes paroles au moulin labyrinthique ? Cercle magique auquel je ne puis échapper. Ah ces attraits, ces feintes ! Cruelle séduction, quels charmes que berceuse répétée !
Je voudrais enfin te contrarier en insistant ainsi ; me diras-tu qui tu es ?
dimanche 14 avril 2013
samedi 13 avril 2013
( 159 )
14 septembre
Jour après jour, même (et surtout) si chacun ajoute à la solitude de l'autre, Elle me devient plus désirable.
Tout à ces pensées nomades, fait irruption soudain une hésitation, comme un soupir sur la partition, un silence bref, perfide et taraudeur, une petite phrase : Et si Elle ne revenait pas ?
Impossible de se faire à cette idée, de continuer de vivre avec. La pluie ne convient pas à la fleur bafouée. Elle, perdue, le ciel est vide, déserté de son soleil. Demeure à sa place un trou. Une blessure.
Les souvenirs sont blessures cachées.
Jour après jour, même (et surtout) si chacun ajoute à la solitude de l'autre, Elle me devient plus désirable.
Tout à ces pensées nomades, fait irruption soudain une hésitation, comme un soupir sur la partition, un silence bref, perfide et taraudeur, une petite phrase : Et si Elle ne revenait pas ?
Impossible de se faire à cette idée, de continuer de vivre avec. La pluie ne convient pas à la fleur bafouée. Elle, perdue, le ciel est vide, déserté de son soleil. Demeure à sa place un trou. Une blessure.
Les souvenirs sont blessures cachées.
jeudi 11 avril 2013
( 158 )
13 septembre
Pourquoi ne viens-tu pas ? Sans un signe de toi. Qui te retient ? Qui t'en empêche ? Ton libre-choix ? Le mépris ? Ta fierté ? Cela, jamais je ne l'apprendrais, condamné que je suis à languir en silence. Saurais-je seulement me réfugier dans le silence et souffrir l'ineffable de loin ?
Avec qui ai-je vraiment communié de toute mon existence ? Personne. Les gens se fuient, s'évitent.
Pourquoi ne viens-tu pas ? Sans un signe de toi. Qui te retient ? Qui t'en empêche ? Ton libre-choix ? Le mépris ? Ta fierté ? Cela, jamais je ne l'apprendrais, condamné que je suis à languir en silence. Saurais-je seulement me réfugier dans le silence et souffrir l'ineffable de loin ?
Avec qui ai-je vraiment communié de toute mon existence ? Personne. Les gens se fuient, s'évitent.
lundi 8 avril 2013
( 157 )
15 septembre
Que de craintes formulées à ton sujet, d'inquiétudes qui m'assaillent... comme si tu étais seule à affronter le monde, démunie et faible. Autres illusions ! Prétendrais-je à te rassurer, te guider, t'aider, te secourir ? Saisi d'effroi, parfois, quand je pense à toi, que je t'imagine, plus tard, plus loin ... Et là aussi n'est-ce pas sur ma propre solitude que je m'apitoie, sur mon propre devenir, ce malheur infini d'être seul, d'être, nous deux, des étrangers l'un pour l'autre ?
Ces différences qui hérissent chacun et dont personne ne peut se déprendre... Faux obstacles, plus puissants qu'aucun répulsif chimique et qui feront rester face à face deux êtres sur la défensive. Deux êtres, deux mondes inconciliables.
Que de craintes formulées à ton sujet, d'inquiétudes qui m'assaillent... comme si tu étais seule à affronter le monde, démunie et faible. Autres illusions ! Prétendrais-je à te rassurer, te guider, t'aider, te secourir ? Saisi d'effroi, parfois, quand je pense à toi, que je t'imagine, plus tard, plus loin ... Et là aussi n'est-ce pas sur ma propre solitude que je m'apitoie, sur mon propre devenir, ce malheur infini d'être seul, d'être, nous deux, des étrangers l'un pour l'autre ?
Ces différences qui hérissent chacun et dont personne ne peut se déprendre... Faux obstacles, plus puissants qu'aucun répulsif chimique et qui feront rester face à face deux êtres sur la défensive. Deux êtres, deux mondes inconciliables.
samedi 6 avril 2013
( 156 )
15 septembre
À force de l'attendre, de la chercher, de l'imaginer, de la sentir arriver derrière moi, une jubilation proprement hallucinatoire m'envahit. Je suis obligé de faire halte en ce désert empli de mirages ; pris de vertige, je ferme les yeux, ne veux plus rien entendre ; et son ombre survient, sa silhouette se découpe sur un soleil noir, son visage de lumière, son sourire ; ne viens-tu me narguer ? Oserais-je rouvrir les yeux, regarder le monde en face ? M'éveillerais-je de cette rêverie, secouerais-je cette léthargie chaude et lancinante, panserais-je ces déchirures sans larmes ?
À force de l'attendre, de la chercher, de l'imaginer, de la sentir arriver derrière moi, une jubilation proprement hallucinatoire m'envahit. Je suis obligé de faire halte en ce désert empli de mirages ; pris de vertige, je ferme les yeux, ne veux plus rien entendre ; et son ombre survient, sa silhouette se découpe sur un soleil noir, son visage de lumière, son sourire ; ne viens-tu me narguer ? Oserais-je rouvrir les yeux, regarder le monde en face ? M'éveillerais-je de cette rêverie, secouerais-je cette léthargie chaude et lancinante, panserais-je ces déchirures sans larmes ?
vendredi 5 avril 2013
( 155 )
15 septembre
Les mots seuls pourront-ils me rendre le bonheur perdu? Me parleront-ils de celle attendue ou bien ne me donneront-ils seulement que son pâle reflet, telle une clarté blafarde et frileuse d'un soleil de minuit ?
Ces jours-ci, l'impatience prend son nom.
Les mots seuls pourront-ils me rendre le bonheur perdu? Me parleront-ils de celle attendue ou bien ne me donneront-ils seulement que son pâle reflet, telle une clarté blafarde et frileuse d'un soleil de minuit ?
Ces jours-ci, l'impatience prend son nom.
mercredi 3 avril 2013
( 154 )
8 septembre
Son silence fait venir l'hiver et me glace, une froidure traversière.
Elle, comme le bleu du ciel espéré et jamais tenu.
Je vais encore une fois abandonner la partie avant qu'elle ne soit commencée.
Quand viendras-tu m'arracher à ces ténèbres ? Chaque jour qui point m'approche du jour.
Si sûr de sa bonne mine, de sa fortune... Indifférente ? Que cherches-tu ? Ne vois-tu pas que je te tends la main ?
À moins - mais cela est certain - que ce soit moi qui appelle au secours...
Un silence, ce silence comme un gage, une promesse. Promesse d'être là. Aujourd'hui, encore, une présence invisible, si légère, si fugace. Aérienne.
Que caches-tu en toi, quelle énigme dont tu n'as peut-être pas même idée, quel mystère, quel non-dit et qui ne peux que te faire souffrir ? Cette craintive et peureuse démarche, je le vois bien, je le sens bien et qui m'attire, t'auréole... Un secret que tu veux soigneusement taire, toi si avare de paroles, de confidences. N'aurais-tu confiance en toi, n'aurais-tu éprouvé la force cachée en toi ?
Questionnement sans fin ni rime ni raison... Viendras-tu me détromper, faire parler la sibylle. Serais-je si peu habile en cette maïeutique ?
Son silence fait venir l'hiver et me glace, une froidure traversière.
Elle, comme le bleu du ciel espéré et jamais tenu.
Je vais encore une fois abandonner la partie avant qu'elle ne soit commencée.
Quand viendras-tu m'arracher à ces ténèbres ? Chaque jour qui point m'approche du jour.
Si sûr de sa bonne mine, de sa fortune... Indifférente ? Que cherches-tu ? Ne vois-tu pas que je te tends la main ?
À moins - mais cela est certain - que ce soit moi qui appelle au secours...
Un silence, ce silence comme un gage, une promesse. Promesse d'être là. Aujourd'hui, encore, une présence invisible, si légère, si fugace. Aérienne.
Que caches-tu en toi, quelle énigme dont tu n'as peut-être pas même idée, quel mystère, quel non-dit et qui ne peux que te faire souffrir ? Cette craintive et peureuse démarche, je le vois bien, je le sens bien et qui m'attire, t'auréole... Un secret que tu veux soigneusement taire, toi si avare de paroles, de confidences. N'aurais-tu confiance en toi, n'aurais-tu éprouvé la force cachée en toi ?
Questionnement sans fin ni rime ni raison... Viendras-tu me détromper, faire parler la sibylle. Serais-je si peu habile en cette maïeutique ?
lundi 1 avril 2013
( 153 )
12 septembre
Ton silence est comme un hiver et me glace, une froidure traversière.
Elle, comme le ciel bleu espéré et l'espérance jamais tenue.
Je vais une nouvelle fois encore abandonner la partie avant qu'elle ne soit commencée.
Quand viendras-tu m'arracher à ces ténèbres ? Chaque jour qui point me rapproche du jour.
Si sûre de ta bonne mine, de ta fortune... Indifférente ? Que cherches-tu ? Ne vois-tu pas que je te tends la main ? Ou tu le vois que trop et refuse.
À moins - c'est plus que certain - que ce ne soit moi qui appelle au secours.
Ton silence est comme un hiver et me glace, une froidure traversière.
Elle, comme le ciel bleu espéré et l'espérance jamais tenue.
Je vais une nouvelle fois encore abandonner la partie avant qu'elle ne soit commencée.
Quand viendras-tu m'arracher à ces ténèbres ? Chaque jour qui point me rapproche du jour.
Si sûre de ta bonne mine, de ta fortune... Indifférente ? Que cherches-tu ? Ne vois-tu pas que je te tends la main ? Ou tu le vois que trop et refuse.
À moins - c'est plus que certain - que ce ne soit moi qui appelle au secours.
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