2 août
Sachant ne la revoir avant longtemps, Il voudrait ne plus se souvenir, n'être plus traversé à l'improviste de ces pensées contraires qui soufflent le chaud et le froid, génèrent et la joie et l'anéantissement, l'entraînent de l'espoir le plus fou à l'abandon le plus profond, tracent d' Elle les portraits les plus lumineux et les plus douloureux, en un mot, ballottent son pauvre esprit vulnérable et influençable d'un côté et d'autre, le fracassant sur les rochers et le laissant-là sans âme.
samedi 26 janvier 2013
jeudi 24 janvier 2013
( 119 )
1er août
Il tente d'imaginer ce que seront les retrouvailles, pense à ce moment mythique, à ce temps semble-t-il inaccessible et tout son être ébloui s'enflamme déjà, ne s'appartenant plus. Un mot, un seul, énorme parcourt son corps, l'envahit : Joie comme Elle.
Il tente d'imaginer ce que seront les retrouvailles, pense à ce moment mythique, à ce temps semble-t-il inaccessible et tout son être ébloui s'enflamme déjà, ne s'appartenant plus. Un mot, un seul, énorme parcourt son corps, l'envahit : Joie comme Elle.
mercredi 23 janvier 2013
( 118 )
30 juillet
Lui : À distance (le temps passant), c'est sa jeunesse lumineuse à Elle qui le frappe, qui lui devient évidence. Une jeunesse indicible. Malgré toutes les tentatives, tous les efforts dont Il est capable, il ne parvient pas à se représenter son visage. Son visage comme perdu. Comme effacé de sa mémoire. Ne faut-il pas comprendre dans ces maladroits et infructueux essais de dessiner ses traits que la beauté échappe à celui qui tente l'apprivoiser ?
Lui : À distance (le temps passant), c'est sa jeunesse lumineuse à Elle qui le frappe, qui lui devient évidence. Une jeunesse indicible. Malgré toutes les tentatives, tous les efforts dont Il est capable, il ne parvient pas à se représenter son visage. Son visage comme perdu. Comme effacé de sa mémoire. Ne faut-il pas comprendre dans ces maladroits et infructueux essais de dessiner ses traits que la beauté échappe à celui qui tente l'apprivoiser ?
lundi 21 janvier 2013
( 117 )
28 juillet
Et la question lancinante une fois de plus revient (est-ce l'effet d'un moment d'inactivité, d'un peu de quiétude, l'espace d'un vague à l'âme ?) : Que fais-tu en cette minute même, là, quand je pense à toi ? Comme si tu devais m'attendre, ne faire rien d'autre que m'attendre, n'être autrement que disponible et, pourquoi ne pas l'admettre - le dire - , les yeux sur moi à m'admirer.
Et la question lancinante une fois de plus revient (est-ce l'effet d'un moment d'inactivité, d'un peu de quiétude, l'espace d'un vague à l'âme ?) : Que fais-tu en cette minute même, là, quand je pense à toi ? Comme si tu devais m'attendre, ne faire rien d'autre que m'attendre, n'être autrement que disponible et, pourquoi ne pas l'admettre - le dire - , les yeux sur moi à m'admirer.
samedi 19 janvier 2013
( 116 )
27 juillet
Lui, au détour d'une page, lit ceci :
Cacher le désir, soit, mais pour quelle raison ? Je ne vis que grâce à lui - et Dieu sait que son accomplissement est très très loin.
et ce lointain accomplissement tout envisagé qu'il soit le laisse rêveur dans son besoin d' Elle.
Lui, au détour d'une page, lit ceci :
Cacher le désir, soit, mais pour quelle raison ? Je ne vis que grâce à lui - et Dieu sait que son accomplissement est très très loin.
et ce lointain accomplissement tout envisagé qu'il soit le laisse rêveur dans son besoin d' Elle.
vendredi 18 janvier 2013
( 115 )
27 juillet
Lui : Tout encombré,façon de dire, l'esprit toujours inquiet d'Elle. Et Elle si fuyante, constamment se dérobant. N'aurait-il pas préféré, Ô combien, qu'elle s'impose, la trop discrète, la trop réservée, la trop inquiète. Toujours sur la réserve, en partance... Mais alarmée de quoi, grands dieux ! Pourquoi si apeurée, si craintive, si crispée parfois jusqu'à en être troublée ? De sa jeunesse, peut-être... Toute encombré, donc. Son esprit, à Lui, investi devrait-il dire, ses pensées assiégées de sa pensée à Elle. Un long cheminement dans le silence d'Elle. Dans sa lumière. Sa présence rôdant en ce Golgotha. Enchantement et mélancolie, une douleur douce qui l'étreint et ses yeux se ferment sur sa passion inassouvie et son immarcescente attente silencieuse.
Lui : Tout encombré,façon de dire, l'esprit toujours inquiet d'Elle. Et Elle si fuyante, constamment se dérobant. N'aurait-il pas préféré, Ô combien, qu'elle s'impose, la trop discrète, la trop réservée, la trop inquiète. Toujours sur la réserve, en partance... Mais alarmée de quoi, grands dieux ! Pourquoi si apeurée, si craintive, si crispée parfois jusqu'à en être troublée ? De sa jeunesse, peut-être... Toute encombré, donc. Son esprit, à Lui, investi devrait-il dire, ses pensées assiégées de sa pensée à Elle. Un long cheminement dans le silence d'Elle. Dans sa lumière. Sa présence rôdant en ce Golgotha. Enchantement et mélancolie, une douleur douce qui l'étreint et ses yeux se ferment sur sa passion inassouvie et son immarcescente attente silencieuse.
mercredi 16 janvier 2013
( 114 )
26 juillet
Lui : Saurais-je vivre tout ce temps sans toi, sans connaître l'écueil de la divagation ? Temps d'errance. Temps d'impermanence. Perdu en mes errances. Où aller, vers quel lieu se diriger quand on a tout perdu et la vue d'une amie ? Présence-absence. Amère est la larme d'ennui.
Lui : Je suis son prisonnier. Je ne suis libre que de l'aimer.
Lui : Saurais-je vivre tout ce temps sans toi, sans connaître l'écueil de la divagation ? Temps d'errance. Temps d'impermanence. Perdu en mes errances. Où aller, vers quel lieu se diriger quand on a tout perdu et la vue d'une amie ? Présence-absence. Amère est la larme d'ennui.
Lui : Je suis son prisonnier. Je ne suis libre que de l'aimer.
lundi 14 janvier 2013
( 113 )
26 juillet
Lui : seul le sommeil me fait t'oublier quand je ne rêve pas de toi. Ma souffrance s'estompe alors et ma première pensée, au réveil, est pour toi. C'est toi qui m'attend au seuil de la journée, patiente, butée et fière. Et je te suis et te poursuis, toi l'indifférente. Ah ! ce privilège que celui de l'indifférence.
Lui : seul le sommeil me fait t'oublier quand je ne rêve pas de toi. Ma souffrance s'estompe alors et ma première pensée, au réveil, est pour toi. C'est toi qui m'attend au seuil de la journée, patiente, butée et fière. Et je te suis et te poursuis, toi l'indifférente. Ah ! ce privilège que celui de l'indifférence.
samedi 12 janvier 2013
( 112 )
26 juillet
Lui : Qui me divertira d'Elle ? Par quel détour de la pensée et que je dois trouver ? Quand ce détour même me ramènerait-il à Elle, à Elle seule, comme on met le cap sur telle étoile par une nuit bleue, suivie jusqu'à son extinction ultime dans l'air frais du matin. Toi seule peut être cette fraîcheur.
Lui : Comment peux-tu imaginer, que dis-je, soupçonner mon tourment, toi, l'innocence même ? C'est cette jeunesse en toi que j'aime et qui nous tiendra éloignés l'un de l'autre à jamais.
Lui : Qui me divertira d'Elle ? Par quel détour de la pensée et que je dois trouver ? Quand ce détour même me ramènerait-il à Elle, à Elle seule, comme on met le cap sur telle étoile par une nuit bleue, suivie jusqu'à son extinction ultime dans l'air frais du matin. Toi seule peut être cette fraîcheur.
Lui : Comment peux-tu imaginer, que dis-je, soupçonner mon tourment, toi, l'innocence même ? C'est cette jeunesse en toi que j'aime et qui nous tiendra éloignés l'un de l'autre à jamais.
jeudi 10 janvier 2013
( 111 )
26 juillet
Lui, en cet enseulement ferme les yeux, s'enferme dans un silence de lumière, descend dans les souterrains proches du rêve et ne pense qu'à Elle. Elle, toute de lumière,un être de lumière.... Mais là sa pensée bientôt s'égare. Nul écho, nul bruit ni chuchotement en ce séjour que l'ombre d'une lueur palote, celle de l'absente comme des grains de lumière picotant les paupières à trop de profondeur...
Comment te demander de me laisser en paix quand c'est moi qui te cherche et que tu m'habites toute entière ? Ah! ces instants de silence que tu m'imposes comme la mer à son retour de marée... Le flot monte et me submerge et se retirant tout aussitôt me laisse pantois sur la grève et encore plus esseulé. Ne l'ai-je pas aperçue là-bas à découvert ?
Lui, en cet enseulement ferme les yeux, s'enferme dans un silence de lumière, descend dans les souterrains proches du rêve et ne pense qu'à Elle. Elle, toute de lumière,un être de lumière.... Mais là sa pensée bientôt s'égare. Nul écho, nul bruit ni chuchotement en ce séjour que l'ombre d'une lueur palote, celle de l'absente comme des grains de lumière picotant les paupières à trop de profondeur...
Comment te demander de me laisser en paix quand c'est moi qui te cherche et que tu m'habites toute entière ? Ah! ces instants de silence que tu m'imposes comme la mer à son retour de marée... Le flot monte et me submerge et se retirant tout aussitôt me laisse pantois sur la grève et encore plus esseulé. Ne l'ai-je pas aperçue là-bas à découvert ?
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